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…Affirmer comme le fait Benjamin Stora que l’Etat algérien est de création récente, c’est une façon subtile de délégitimer le projet national algérien et de légitimer quelque part le fait colonial. Il y a un glissement sémantique européocentriste puisque l’on se réfère au modèle Jacobin de l’Etat-nation, né avec la révolution industrielle et le développement des communications. Massinissa a fondé un Etat que l’on peut revendiquer comme algérien et combattu les Romains. Jugurtha, son petit-fils, a été chef d’Etat quand la Gaule était occupée et Vercingétorix vaincu. L’Algérie, c’est la Numidie historique. Il y a eu ensuite plusieurs dynasties berbères: les Hammadides, les Zirides. Et si l’argument de la jeunesse de la nation algérienne était pertinent, que dire des nations italiennes et allemandes nées au XIXème siècle. D’autre part dix années de terrorisme ont montré que si la nation algérienne était si fragile et superficielle elle aurait subi le sort de la Yougoslavie. Si l’arbre a résisté, soyez-en sûr, c’est que les racines étaient profondes et solides.

….

 Je voudrais profiter pour critiquer la thèse (qui vise encore à délégitimer et réduire l’impact de la victoire) considérant que le FLN a été défait militairement par l’armée française, et que reprend à l’envi M. Stora. Revenons pour ce faire à l’éminent stratège Clausewitz qui nous explique qu’un conflit armé se conclut par la victoire d’un des belligérants lorsque l’autre partie considère que la poursuite des buts de la guerre n’est plus justifiée par les pertes (humaines, matérielles, politiques, économiques) qu’elle encourt. Cette partie renonce donc à la poursuite de la guerre et est déclarée perdante . Et la France était dans ce cas puisque l’état français a manqué d’imploser en 1958 alors que des paras français séditieux allaient être parachutés sur les Champs Elysées. On a dû faire appel à un général pour sauver l’état français, la suite on la connait. Clausewitz dit aussi que la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens. Son point de départ est toujours politique tout comme sa conclusion. En l’occurrence ici, il s’agissait non d’une guerre classique de positions mais d’un conflit asymétrique, “le combat du tigre contre l’éléphant” pour reprendre l’expression d’Hô Chi Minh, et le FLN a réalisé ses objectifs politiques à savoir la réalisation de l’indépendance de la Nation algérienne. Et de fait, si la France avait gagné la guerre d’Algérie, pourquoi serait-elle donc partie en 1962 ? A-t-on déjà vu un belligérant victorieux abandonner ensuite le territoire convoité à son ennemi ?

Par Mourad Preure. extrait du livre : 

Jean-Louis Levet — Mourad Preure: FRANCE - ALGERIE le grand malentendu

http://livre.fnac.com/a3781489/Jean-Louis-Levet-France-Algerie-le-grand-malentendu

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publié sur Algérie Focus: 

  http://www.algerie-focus.com/2011/10/04/lire-au-cabinet-%E2%80%A6avec-mme-toumi/

Chaque année le SILA débarque à Alger, et quasiment à chaque fois, on a droit aux mêmes réactions : les satisfaits qui égrènent les chiffres, les volumes et les superficies… et les insatisfaits qui critiquent l’organisation, la qualité du livre, et le lectorat en berne.

J’ai voulu faire un constat “objectif” à partir des réactions de mes contacts Facebook, pas du tout représentatif certes(*), mais éloquent quand même… Il y a les intellos, à l’affût de n’importe quelle activité culturelle, le livre les intéresse en premier lieu, ils sont en bon nombre tout de même. D’autres n’arrivent pas à concevoir de travailler gratuitement, mais sont toujours prêts à entamer la lecture s’ils sont payés en conséquence (pour eux lire un livre est assimilé à du boulot). Certains se plaignent du prix, quand d’autres se disent porteurs d’une culture orale, car n’ayant jamais lu de livre, ils arrivent tout de même à mener des discussions diverses… et enfin certains m’ont dit clairement « elli kra, kra bekri » (celui qui a lu, il a lu y a longtemps).

Sur cette note un tant soit peu pessimiste, je me suis dit allons trouver positivité et projection ambitieuse dans les dispositions pratiques du gouvernement concernant le livre : il y a toujours trop de chiffres fumeux dans les déclarations des responsables, et personnellement quand il y a trop de chiffres, je louche.

Pour le prix du livre rien de ce côté-là, il ne faut pas se faire d’illusion, Mme la Ministre est claire, en déclarant dans la presse locale: « il ne faut pas parler des prix du livre, parce qu’un livre qui se vend à 500 DA est à la portée de tout le monde. Et si on est incapable d’avoir une somme pareille pour acheter un livre, alors cela voudrait dire que c’est une honte par rapport à soi-même et non pas le prix…. » fin de citation : c’est une déclaration très « intelligente », mais elle ne dit rien concernant des livres indispensables pour les étudiants notamment, et qui font plus de 5000 DA… le mystère demeure entier.

Restons positifs tout de même: j’ai entendu parler d’un projet « très ambitieux » du ministère de la culture, celui de faire lire aux algériens 4 livres par an, pourquoi pas !

Mais je trouve que nous pouvons cibler plus haut en utilisant la technique « cabinets », elle est décrite par Henri Miller dans son livre « Lire aux cabinets »; un livre sympathique, que j’ai conseillé à tous mes amis, un élixir de drôleries jouissive… et qui traite d’un sujet « universelo-existentiel ». Tout est résumé dans le 4ème de couverture : « A tous ceux qui se plaignent de ne pas avoir le temps de lire, Henry Miller fait quelques suggestions pleines de bon sens : lisez dans les transports en commun ou, mieux encore, aux cabinets ! N’est-ce pas là un endroit calme où personne ne vous dérangera ? Après tout, puisque nous sommes obligés d’y aller, pourquoi ne pas profiter au mieux du temps que nous y passons ?… »

Nous pouvons imaginer tous les cabinets publics (à condition qu’ils existent) et privés, munis d’un système de mise à disposition de livres à lire, du coup ça encouragerait les lectures profanes. Personne ne lira « Hisn el Mouslim » en pleine activité cabinesque… par la même occasion cela constituerait une solution pour ceux qui trouvent que le SILA est devenu le « Salon Islamique du Livre ».
Mais on est encore bien loin de ce concept de lecture cabinesque, puisqu’au SILA lui-même, tel que rapporté par un ami professionnel du livre et exposant au SILA2010, il fallait se procurer un badge spécial pour se frayer un chemin vers le carré VIP, réservé aux seuls visiteurs officiels, pour se retrouver dans le dit cabinet. L’accès aux visiteurs,… n’en parlons même pas.

Et puis dans notre contexte algérien, les cabinets sont appelés « bit erraha », qui veut dire texto : « la maison du repos », la sémiologie du mot est loin d’inspirer le « travail» à ces algériens qui classent le livre dans cette catégorie d’activité… essayons de rester optimistes tout de même.

Ce qui me rassure un peu, c’est qu’Henry Miller finit par nous dire : “il ne faut pas chercher à se noyer dans la lecture” mais ” apprendre à ne faire que ce qui vous est strictement profitable, ce qui est d’un intérêt vital ». Plus loin il ajoute que la lecture du patrimoine humain en entier ne sert pas à grande chose, cela peut être résumé en une liste de 50 livres. Si nous suivons la logique et les statistiques du Ministère de la Culture 50/4=12.5, nous avons 12.5 ans pour inculquer le patrimoine humain à nos enfants. Je crains qu’après cela, le Ministère de la Culture ne prenne ce problème au sérieux.

Un peu d’effort Mme Toumi, dans le cabinet ministériel bien sûr…

Karim KIA

(*) Sondage réalisé sur le groupe « 3% de mes contacts pensent que je suis intelligent et c’est réciproque » sous le contrôle de « Mille Audi »

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publié sur Algérie Focus: 

http://www.algerie-focus.com/2011/09/29/reportage-ces-khalech-qui-nous-envahissent1/

 

Un vendredi matin, venteux et ciel couvert, comme ceux d’un début janvier, je retrouve Amel dans un quartier calme d’Alger. Un contact associatif m’a communiqué son numéro, ponctuelle elle l’est, Amel, très pro aussi. Après les salutations d’usage, et mon monologue à propos du “smikri“(2), elle m’apostrophe: « il faudra faire attention avec ton appareil photo et ta caméra, ce n’est pas parce que tu représentes “Ouledna” et que tu fais ton père Noël qu’ils se laisseront faire.. ». Je la rassure: « matkessrich rassek »(3)…

J’étais à Alger dans le cadre d’une opération pour l’association « Ouledna ». Après une distribution de dons aux enfants cancéreux de l’hôpital « Béni Messous » avec l’aide du collectif “La cité des anges”, nous avons eu vent grâce à “la fondation Slimane Amirat” de l’existence d’un grave problème de réfugiés et de sans-papiers africains, accompagnés d’enfants aux portes d’Alger… phénomène inconnu du grand public de surcroît.

Une demi-heure après, nous traversons en cortège silencieux l’un des quartiers les plus “chics” de la banlieue proche d’Alger, les habitations commencent petit à petit à se faire moins belles et moins finies..

Puis j’aperçois ici et là des ombres furtives qui disparaissent derrière des débris de béton et de gravât. Nous descendons de nos voitures, Amel me dit: « nous allons directement voir Jean, le plus âgé et le plus respecté du groupe… ». Ils sont moins d’une centaine ici, parmi eux plus d’une trentaine d’enfants, et ce n’est pas le seul squat de sans papiers d’Alger, Ils ont presque tous des dossiers ou des demandes déposées au HCR, ont fui leur pays en guerre souvent, ils viennent du Congo Kinshasa, Côte d’Ivoire, Somalie, Cameroun, l’Ethiopie, etc.

Nous nous rapprochons des amas de gravât et des carcasses inachevées qui leurs servent de logis,… aux rats aussi. Les silhouettes réapparaissent, preuve qu’ils ont reconnu Amel, qui est très respectée ici, tout le monde l’appelle “Mama Amel”, un grand signe de respect. Avec son petit sac de “Caprice” elle sème un semblant de joie dans le cœur des petits africains, qui ont toujours le sourire accroché aux lèvres…

Des odeurs d’épices fortes se dégagent de ce qui leurs sert de coin cuisine : “ça me rappelle la Goutte d’or” disais-je, Amel me rappela à l’ordre “nous sommes arrivés chez Jean”, quand j’aperçois un petit homme noir d’une cinquantaine d’années, calvitie naissante, le regard digne, et le sourire d’une gentillesse tellement naturelle, nous nous saluons, et il me présenta sa petite famille, la maman, et les 3 enfants, âgés de 1, 5 et 8 ans, tous alignés dans la chambre de 9 mètres carrés, où ils dorment, cuisinent et mangent…

Les murs non crépis, sont tapissés sommairement d’un tissu africain, le mobilier se résume au strict nécessaire : casseroles pour cuisiner, matelas pour dormir, et quelques babioles…
Le courant est passé assez facilement entre Jean et moi, j’ai expliqué la démarche de l’association « Ouledna »… pas de misérabilisme… notre but étant de mettre sous les projecteurs à travers nos actions des problèmes tabous, cachés, ou oubliés de notre société, nous ne cherchons pas à faire pleurer dans les chaumières, et nous ne faisons aucune promesse, à part celle d’informer, et faire parler des sujets.. L’éveil avant tout.

La confiance s’installa… j’ai eu l’accord pour prendre des photos à condition de flouter les visages, la traque policière est dure… le récit de Jean aussi… Jean m’a raconté le jour où il a du se cacher dans un matelas, oui dans un matelas. Il est entré en entier dedans quand la police a débarqué, l’image du père en a pris un coup ce jour-là devant les enfants effarés….

“De toute façon les hommes partent travailler à 6h du matin, jusqu’à 20h, tous les jours. Cela nous permet d’éviter les contrôles, et les interpellations”, travailler à la journée, faire tout et n’importe quoi pour subsister, dans les chantiers, usines, champs agricoles, bref, ils sont partout où le travail est dur et ingrat…

« Si les gendarmes m’attrapent, ben c’est direction camp de Tinzaouine, ceux qui s’en sortent racontent qu’ils avaient une baguette et 2 litres de lait quotidiennement pour 6 personnes (la crise du lait n’existait pas à ce moment là), heureusement que le ‘flexy’ existe pour qu’ils le monnayent contre des denrées avec les gardiens du camp… »

Je m’aperçois qu’Amel avait disparu, elle était dehors entrain d’échanger avec des dames, leurs voix a baissé en me voyant, elles parlaient de « trucs » de femmes sûrement (comme on dit chez nous), elles ont compris que je les espionnais à « l’insu de mon plein gré ». L’une d’elle était enceinte jusqu’au cou, ça se voyait, Amel lui donnait des conseils, des adresses, apparemment, sur comment se faire soigner, et contourner les barrages de contrôles…
Je demande naïvement à Jean : est-ce qu’il y a des associations qui vous aident ? “Oui ..Amel” me répond t-il en souriant…

Au fond de moi j’avais une honte indescriptible, mais je n’avais rien vu jusqu’à cet instant, avant que j’aperçoive un débris de voiture blanche s’arrêter, un homme de plus de 50 ans, cheveux grisonnant en descend pour entrer dans un des taudis, et en ressortir quelques instants après avec une africaine, qui a pris le soin de laisser son bébé à sa voisine de misère…
Le sol se dérobe sous mes pieds à ce moment, « oui !» me dit Amel : « c’est exactement à quoi tu penses, il y a des femmes qui se prostituent pour le lait de leurs enfants, et ce porc est là pour ça… »

Est ce possible que les seuls visiteurs de ces damnés de la terre, mise à part Amel, soient des gendarmes, ou des parasites de la misère en manque sexuel ? Je ne veux pas croire que nous avons un déficit d’humanité si cruel, je refuse d’y croire…..

Pour finir, nous nous sommes fait une « bonne conscience » moi et Amel en distribuant des couches, lingettes, lait, fournitures scolaires et jouets, mais est-ce que c’est cela qui leur manque ? Rien ne changera tant que la société ne revoit pas le regard posé sur cette population. Ne devrions-nous pas au moins faire le parallèle entre cette population et le phénomène des « harragas »(4) algérien ? Ne devrions-nous pas avoir un peu d’empathie ? Des personnes comme Amel me permettent de garder espoir, mais est-ce suffisant ?

Les paroles de Jean résonne toujours dans ma tête,” nous voulons juste vivre dignement, et travailler…”

Karim KIA (reportage réalisé en 2010)

(1) K’halech : pluriel de « Kahlouche » nègre en arabe algérien.
(2) Smikri : le froid en arabe algérois.
(3) Matkessrich rassek : ne te casse pas la tête.
(4) Harragas : « les gens qui brûlent les frontières », en référence à ceux qui traversent la mer pour aller en Europe.


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Publié sur:

http://www.algerie-focus.com/2011/09/25/roger-waters-rend-hommage-a-boudiaf%E2%80%A6-sans-boumaarafi-photosvideos/

La tournée mondiale de Roger Waters a battu son plein cet été 2011. Paris est une escale incontournable. 30 ans après The Wall, l’album le plus personnel de Waters au sein des Pink Floyd, où le récit de sa vie se confond avec le personnage du nouveau spectacle, les effets pyrotechniques et autres artifices de son et lumière sont époustouflants, et accentuent la magie et le côté psychédélique de certains tableaux projetés à Bercy.

Mais ce qui a donné le plus de force à ce spectacle c’est l’actualisation qui en a été faite, car Waters est connu pour être un engagé, pour la Palestine entre autres, mais aussi pour ses positions anti-guerre.

Dans le spectacle, nous retrouvons des références au « Big Brother » à travers des clins d’œil aux œuvres de « Banksy», mais également la projection de photos des morts et autres disparus de tous les conflits à travers le monde, une symbolique très forte (pour certains c’était du « racolage » militant).

Nous avons vu à tour de rôle défiler des photos de soldats américains, d’exécutés iraniens, colombiens, chinois, irakiens, irlandais, afghans, indiens, et de tous les pays du monde, mais aussi … un algérien, Boudiaf en l’occurrence.

Le défunt président Boudiaf était présent ce jour-là à Bercy dans The Wall, sa photo projetée contre l’immense mur dressé par les techniciens durant la première partie du concert, un hommage inattendu, mais un hommage puissant. Et plus particulièrement lorsque les tirs de kalachnikovs ont survenu du fond de la salle vers la scène, je m’attendais à un Boumaârafi, l’assassin de Boudiaf (Tiens ! Il est où celui-là ?) jaillissant de derrière le mur pour nous “arroser” (Pourquoi je rechute même lors d’un spectacle où je suis censé prendre du plaisir ?).

Je me souviens que c’est durant cette période que j’ai commencé à téter du Pink Floyd, le psychédélisme m’aidait bien à m’extraire d’une réalité algérienne encore plus surréaliste.

Ce soir là à Bercy, on avait une impression de déjà vu, une ressemblance avec le triste épisode annabien, mais nous n’étions pas à la maison de la culture de Annaba (où feu Boudiaf a été assassiné le 29 juin 1992).

Bravo Roger, dans « The Wall » nous avions vu « The dark side of the moon », le côté obscur de la lune.

Karim Kia

http://www.youtube.com/watch?v=0W48lqsC-m0&feature=channel_video_title

http://www.youtube.com/watch?v=5hWKm0sAUKE&feature=channel_video_title

crédit photo @Redo

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Contribution publiée sur Algérie-Focus:

http://www.algerie-focus.com/2011/09/23/contribution-depuis-benthelha%E2%80%A6-tous-les-algeriens-sont-devenus-des-punks/

Surprenant ? le but n’étant pas d’accaparer l’attention du lecteur avec un titre accrocheur, je pense sincèrement que l’algérien est devenu Punk depuis Bentelha, même s’il l’était un peu avant… Ce génocide (appelons les choses par leur nom) de Bentelha la nuit du 22 septembre 1997, près de 400 innocents (l’approximation est toujours de mise dans nos affaires) hommes, femmes et enfants, furent égorgés, découpés, et ratatouillés…

La carte macabre

Dans cet écrit je ne m’attarderai pas sur cet évènement dramatique, d’autres le feront mieux que moi; il ne s’agit pas non plus de rentrer dans le débat interminable du « kituki » (qui tue qui) entre : éradicateurs, islamises, militaires, nationalistes, BHLiviste, et autres marchands d’armes, car je n’ai pas les moyens d’investigation qui me le permettent (pour le moment), je me contente donc des faits, juste analyser un certain enlisement de l’algérien depuis cette date, car ce dernier n’ayant pas compris ce qui s’est passé (aux massacres de Rais, Bentalha, Beni messous etc…), et face à ces questions légitimes, et ses  demandes de vérité, on lui a opposé des débats idéologiques, sur le : « kituki », l’ingérence étrangère, l’image de l’Algérie, l’angle et la fréquence de basculement de la tête de Zeroual …

Cela marqua une rupture, une cassure, un point de non-retour dans la méfiance du peuple vis-à-vis de ses gouvernants, et là l’algérien a saisi sa nature profonde de vaurien (punk signifiant vaurien en anglais) ; pour son salut.. l’algérien se recentre sur sa personne, un certain ‘égoïsme vital’  s’est installé durablement, dans sa manière de partager l’espace public, de gagner sa vie, et de voir l’autre, son concitoyen..  l’algérien est devenu individualiste.. comme un punk.

Comme un punk, l’algérien vit l’autorité comme une menace, un danger, une aliénation, une privation, c’est la chose qui lui rappelle en permanence « el Hogra » (terme intraduisible selon l’académie inouit des langues, et pas que… ) il considère la police ou l’armée, l’imam repenti ou politisé, et même le gouvernement comme dangereux et corrompus… l’algérien est anti-autoritaristes..

Comme un punk, l’algérien réfute les lois quelle qu’elle soit : celle relative à la construction, au commerce, à la douane, à la conduite, aux compteurs d’eau, de gaz et d’électricité, à l’import-import, au transport, au travail, aux congés maladie, aux boucheries…il est “Harraga”, il s’immole, il squatte des appartements, et construit des bidons ville.. L’algérien conteste les lois.

Comme un punk, l’algérien… rien ne lui plait, adopte la violence comme mode d’expression, il est habité par la « tabula rasa », table rase de tout ce que représente l’ordre et l’état..

Comme un punk, l’algérien prône l’urgence, l’improvisation dans sa revendication, pas de mouvement réfléchi, le désordre total, voulu et recherché… voir l’émeute, des dizaines d’émeutes chaque semaine, et depuis des années…ça c’est du punk.

Comme un punk, l’algérien est cynique, cela lui permet d’accéder à un niveau de « sagesse urbaine», sans passer par de longues études, ni par le lycée d’ailleurs, on trouve un philosophe dans chaque quartier, dans chaque coin de rue… et chaque algérien a son propre courant de philosophie…

Comme un punk, l’algérien se drogue, « zetla », « cachiette », valium, « chemma », « doukhane » ou « kahwa kahla ».. avec un journal chiffon, une émission chelou le soir, ou sur internet… peu importe le mode, « ta3mar el rass » est aussi un mode de vie pour l’algérien.

Comme un punk, tout algérien qui se respecte pointe du doigt les « Bourgeois » du club des pins (l’ancien, et le nouveau surtout), insulte tout privilégié du système… et n’hésiterai pas à lui bruler ses bien à la première occasion.

Comme un punk, l’algérien est fan de la subversion, le rai sulfureux sorti des cabarets, et des coins malfamés, ce rai chante l’amour, les filles, el harga, le sadomasochisme, et les nuits rouge des villes amochées… l’algérien sait détourner les codes, comme ces chansons des stades, où le « dégoutage » est célébré en musique et en fête, l’algérien a fait même de la dérision un mode d’expression… l’algérien est définitivement punk.

La question qui se pose… est que si le peuple prend le pouvoir un jour (soyons utopistes) … est ce que l’Algérie sera le premier pays punk du monde ?

Et si toute cette fougue, cette jeunesse, cette contestation se structure pour donner quelque chose de moins anarchique, une Algérie meilleure, prospère, digne et joyeuse… vous me diriez : « ca ne sera plus du Punk ».

Karim KIA

Video USMH 2010:

http://www.youtube.com/watch?v=J6BtlfEH-ps&feature=related

DEMOKHRATIA (Punk/Hardcore/Algeria) :

http://www.youtube.com/watch?v=ynevnE0r1_k&feature=related

Pochette album DEMOKHRATIA

"Je veux dénoncer l’attitude hypocrite de certains anciens djihadistes devenus des figures corrompues de la vie politique..."

Le temps d’une série de photos, Amanullah Mojadidi, un artiste afghan né aux États-Unis, a fait se rencontrer djihadisme et style bling-bling du gangsta rap américain. Un travail qui n’a pas beaucoup plu aux autorités.

 Amanullah Mojadidi est né en Floride de deux parents afghans. En 2003, il décide de s’installer à Kaboul, où il développe son activité artistique. Au travers de ses œuvres, il s’emploie à dénoncer les excès du gouvernement afghan, considéré comme l’un des plus corrompus au monde et ce, avec une certaine dose de provocation.

Intervention de Brahim SENOUCI lors du concert Journée Contre l’Oubli, pour se souvenir des victimes des années 90 en Algérie, organisé par l’association AJOUAD, au Cabaret Sauvage, 27 mars 2011.

Nous continuons à diffuser ce document de 16 parties… aujourd’hui Stéphane Hessel aborde la rédaction de la déclaration universelle des droits de l’homme…

Le contaxte: En novembre 2010 nous avons rencontré Stéphane Hessel à son retour d’Algérie, ou il a visité Oran, et rencontré les Algériens, il nous reçois chez lui pour un entretien de plus d’une heure…. 

Entretien sur 16 parties, les sujets abordés sont : le droit international, la colonisation, les droits de l’homme, sa visite en Algérie, la campagne BDS, le Tribunal Russel, la politique des affaires étrangère de la France… etc
Entretien animé par Brahim Senouci, Faycal Anseur, Karim Kia.

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Publié sur Algérie Focus: 

http://www.algerie-focus.com/2011/01/27/pas-sexy-la-communication-de-crise-en-algerie-sbih-khadra-bounedjma/

Depuis quelques jours nous assistons à une opération de communication sans nom, lancée vraisemblablement dans la panique par le pouvoir Algérien en place, notamment dans la presse étrangère et sur la toile, suite aux résultats de la révolte Tunisienne, et aux différents événements très graves qu’a connus l’Algérie dernièrement, entre harragas, émeutes, immolations, et marches interdites…

Pour commencer, ce qui est étonnant dans cette démarche c’est le timing, les trois exemples que nous allons citer, ont été émis le même jour : 24 janvier 2011, des observateurs ont remarqué l’apparition de messages de soutiens au président Bouteflika ou au pouvoir sur Facebook, phénomène totalement inexistant avant cette date… soulignons le coté maladroit et totalement ridicule parfois, je vous laisse déguster :

Opération 1 : M.Missoum Sbih ambassadeur d’Algérie en France, fait une sortie sur RTL face à Jean Michel Apathie, et nous fait dans le déni total « Les émeutes en Algérie ? Quelles émeutes ? » dramatiquement comique dans l’ère de l’internet et de l’information instantané, ce qui aggrave sa situation… c’est que Monsieur l’ambassadeur personnifie l’archaïsme du système, de par son langage dépassé, et son âge avancé (plus de 80 ans) rappelons qu’il représente un pays où 75% de la population a moins de 35 ans, par sa présence il justifie les slogans des manifestants… le départ d’une génération au pouvoir depuis 50 ans.

http://www.youtube.com/watch?v=K9lsBGF7wzo

Opération 2 : M.Yasmina Khadra Ancien militaire, actuel directeur du Centre Culturel Algérien à Paris, mais aussi écrivain… nous lance sur les ondes de France Info « l’armée algérienne est apolitique » une vraie trouvaille quand on connaît un minimum l’histoire de l’Algérie indépendante, pas besoin de rappeler que l’Algérie a eu plus de présidents militaires que de présidents civils… un problème de cécité mentale ? Opération de séduction destinée à l’étranger ?

http://www.tsa-algerie.com/politique/yasmina-khadra-appelle-a-la-levee-de-l-etat-d-urgence_13924.html

Sur France info: http://goo.gl/h1jni

Opération 3 : une personne dont le métier serait « fils de chahid » M.Khaled Bounedjma devenu célèbre malgré lui, président de la « Coordination nationale des enfants de chouhada », ce monsieur à priori pas du tout enclin à utiliser les nouvelles technologies de l’information au regard de son site ringard (http://www.al-wasiya.com/), paniqué… il décrit dans sa vidéo posté sur Youtube le complot contre l’« Algérie », pour lui le pays va mieux, parce que tout simplement… il se porte mieux, lui… un carnaval d’arguments incohérents, à découvrir…

http://www.youtube.com/watch?v=aAz7CGflxfw

La conclusion est toute simple, la stérilité du pouvoir est avérée, même dans ses opérations de séduction… pas du tout sexy…

Par Kia.

Un tag… un peu de philosophie urbaine…

Un tag… un peu de philosophie urbaine…

[Flash 9 is required to listen to audio.]

Le standard “Chab Rassi” chanté par Kadda Cherif Hadria prend toute sa force et sa puissance.. je vous laisse découvrir…

Bien plus qu’un chanteur de raï, Kadda Cherif Hadria est un véritable chantre de la culture méditerranéenne. Nourrie de traditions tziganes, de guitare flamenca, de rythmiques funk, de salsa, de reggae, sa musique prend sa source à Oran, sa ville natale, tandis que sa voix, puissante et légèrement rocailleuse, chante alternativement le bonheur, l’amour de l’Algérie et les illusions perdues.

http://kadda_cherif_hadria.mondomix.com/fr/portrait596.htm

"Imagination is more important than knowledge” Albert Einstein."

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En novembre 2010 nous avons rencontré Stéphane Hessel à son retour d’Algérie, ou il a visité Oran, et rencontré les Algériens, il nous reçois chez lui pour un entretien de plus d’une heure…. 

Entretien sur 16 parties, les sujets abordés sont : le droit international, la colonisation, les droits de l’homme, sa visite en Algérie, la campagne BDS, le Tribunal Russel, la politique des affaires étrangère de la France… etc
Entretien animé par Brahim Senouci, Faycal Anseur, Karim Kia.

Nous cherchons des diffuseurs pour cet entretien..

jeudi 13 janvier

Soirée présentation et dédicace autour du livre “Algérie, une mémoire à vif ou le caméléon albinos”, de Brahim Senouci, préfacé par Stéphane Hessel, édition l’Harmattan.

Brahim Senouci, revisite l’Algérie d’hier pour comprendre celle d’aujourd’hui. Quelle est l’origine de la violence qui se manifeste dans la société algérienne depuis une quinzaine d’années.

La page facebook:

http://www.facebook.com/pages/Algerie-une-memoire-a-vif-ou-le-cameleon-albinos/168170676532916